Fête de BLC à Hyères le 30 mai 2024

Fête de BLC à Hyères le 30 mai 2024

Ce jeudi 30 mai, rendez-vous était donné à Hyères au restaurant de Tom Cariano.

Idéalement situé avec sa terrasse en bord de mer, c’est un lieu conçu pour faire la fête.

Le soleil et la bonne humeur étaient de la partie.

François, notre président, a prononcé un discours de bienvenue en exprimant sa reconnaissance aux responsables d’atelier et à tous ceux qui se dévouent sans compter pour animer les multiples activités offertes aux adhérents.

Il a tenu à rendre hommage à François Eliaka, doyen de BLC et pilier historique de l’atelier tarot.

Il a remercié Odile pour sa forte implication dans l’évolution du site web.

Les ateliers de chant nous ont proposé un choix très éclectique de chansons de la variété française mais aussi un « tube » sud-africain, un extrait d’un opéra de Mozart  et un air traditionnel anglais !

L’apéritif et le repas ont bénéficié d’une animation de qualité exceptionnelle et même de classe internationale réalisée par un magicien, mentaliste, illusionniste, etc aux pouvoirs quasiment « surnaturels ».

Dans les assiettes aussi, la qualité était bien là. Une entrée de nems au chèvre frais et à la menthe accompagnés de beignets de courgettes ouvrait le repas.

Pour suivre, un filet de canette tendre à souhait et cuit juste à point.

Pour les amateurs, un large choix de fromages affinés.

Pour les nombreux gourmands, une succulente tarte aux fraises clôturait cet excellent déjeuner.

Après les plaisirs de la table, l’heure était venue de se dégourdir les jambes.

Rock et Salsa ont donné le tempo du début d’après-midi. D’autres styles musicaux sont venus ensuite varier le rythme des danses.

Ce fut une journée de fête bien conçue, bien animée, chaleureuse à souhait, comme on les aime à BLC.

 

Article de Jean-Paul HUE

 

Visite à La Ciotat de la maison de la construction navale 2° partie

Visite à La Ciotat de la maison de la construction navale 2° partie

Article 2/2 de J. Cardinal

 

 

Une très impressionnante maquette de la ville et des chantiers (près de quatre m2) eut beaucoup de succès, présentant les actuels bassins de radoub permettant d’accueillir simultanément deux bateaux de 60 mètres de longueur, l’ascenseur à bateau de 4300 tonnes et le lieu d’activité de 1200 employés et 700 membres d’équipage.

L’ensemble de la ville de La Ciotat, cité des premiers chantiers navals au monde pour yachts de plus de 80 mètres (!), est le foyer de près de 37.000 ciotadens en 2023.

 

Enfin, à défaut de la nostalgie qui laisserait de côté les épouvantables conditions de travail des ouvriers entre surcharges horaires, le danger permanent et l’amiante, le plomb et les produits chimiques omniprésents, ce sont les souvenirs qui furent évoqués.

Les merveilleux moments des lancements de bateau dans le port même de La Ciotat avec comme conséquences incroyables, les remontées d’eau sur les berges de la ville au cours

desquelles des personnes et des biens furent emportés mais aucun décès ne vint contrarier cette coutume !

Les bateaux gigantesques, cargos, paquebots, porte-containers, pétroliers, gaziers des plus grands armements du monde, les formidables grues géantes et portique encore présents aujourd’hui…

 

Très vite néanmoins, derrière les souvenirs pointent les grands évènements de la vie de La Ciotat.

Le lancement du dernier navire construit dans les chantiers, le porte-containers « Monterrey » en décembre 1987.

La fermeture des chantiers l’année suivante et la bataille interminable des grévistes refusant « l’inéluctable » contre la région, l’état, l’économie, la politique, les licenciements puis les luttes et grèves, les occupations des chantiers et des derniers bateaux construits pendant des années par 250 « jusqu’au-boutistes », les 4000 personnes licenciées.

 

En 1994, la reprise de l’activité sur les yachts et peu à peu, la renaissance des chantiers puis de la ville.

Visite à La Ciotat de la maison de la construction navale 1° partie

Visite à La Ciotat de la maison de la construction navale 1° partie

Article 1/2 de J. Cardinal

 

Nous partîmes quelques-uns ; mais par un prompt renfort, nous nous vîmes quarante en arrivant au port. Tant à nous voir marcher avec tant de hâte, les plus circonspects reprenaient leur courage…

Quel plaisir de voir ce qu’est devenu le port de La Ciotat !

25 ans que je n’étais pas venu et l’opportunité de visiter la MCN nous a permis de voir les aménagements modernes et de bon goût effectués. Des parkings partout pour soulager la pression automobile et une circulation repensée, le soleil enfin sur les tuiles et les quais sans le bruit des moteurs à explosion…

Les trois nouveaux bâtiments classés « monuments historiques » en juillet 2023, Notre-Dame de l’Assomption sur le quai, la Chapelle Sainte-Anne et l’ancien Hôtel de ville, dont le beffroi de 25 mètres est surmonté d’un campanile en fer, devenu le musée ciotaden, sont face à l’entrée de la MCN inaugurée en juillet 2023 également mais sur l’autre rive du port.

 

Le discours d’accueil reprend les mots du maire, « la MCN constitue un véritable témoin de l’histoire des chantiers navals, du travail et du savoir-faire remarquable des femmes et des hommes qui ont partagé cette aventure ! »

Le bâtiment est superbe avec un grand hall dont la photo jointe ne rend qu’imparfaitement le caractère accueillant avec plusieurs espaces d’exposition

– De livres sur la Marine et La Ciotat

– D’affiches de cinéma sur des films de corsaires, flibustiers et naufrageurs (probablement vus par la plupart d’entre nous il y a quelques décades)

– D’objets de mécanique marine et d’utilisations diverses réalisés par les apprentis des chantiers navals

– De remarquables maquettes de deux à trois mètres, présentant des navires issus des chantiers de La Ciotat.

Incursion au Maroc le temps d’un déjeuner

Incursion au Maroc le temps d’un déjeuner

« Alors vous y étiez au déjeuner marocain ?

– Ah ben non, j’avais tennis / piscine / câlin hebdo ou mensuel / repas de famille… mais qu’est-ce qui s’est dit dis-donc ?

– Ah ah ah … »

Souvent la réponse est rapide et vague, « c’était bien, on a bien mangé et pis y’avait Lucette/Jean-Louis/Henriette que je n’avais pas vu depuis l’an pèbre … sinon on a applaudi François mais on n’a pas tout compris, mais on a applaudi … »

 

En fait la réponse est difficile car le contexte joue un grand rôle, avoir enfin le temps de parler à des connaissances sans être coupé par l’insistance d’un animateur d’atelier, retrouver de vieilles têtes bien aimées, savourer le plaisir de s’asseoir, entouré de plusieurs personnes que l’on souhaitait rencontrer depuis longtemps, ces plaisirs ne s’expriment que difficilement à la volée…

Prendre le temps d’évoquer un parcours qu’il soit de vie ou de golf, écouter une histoire particulière, se tourner vers un interlocuteur et lui exprimer le plaisir d’échanger, se souvenir d’anecdotes et entendre des choses invraisemblables ou étonnantes enfin, comment exprimer ces plaisirs si profonds même si bien élémentaires ?

 

Et les thèmes évoqués, en les énumérant ex-post, ne vont-ils pas paraitre bien dérisoires hors contexte justement ?

– La découverte de l’organisation mise en place, les trois salles occupées, les hors d’œuvre dans les fours, les personnes allant et venant porter les assiettes, remerciées avec effusion, la gentillesse et la bienveillance, le plaisir de rencontrer des personnes avenantes et souriantes …

– Les plats et les boissons, Boulaouane et Sidi Brahim que l’on retrouve avec plaisir, les poivrons « comme chez ma mère », la finesse du grain et le goût de la volaille…

– Les échanges à bâtons rompus sur les Ateliers, les rendez-vous, les idées de nouvelles activités, plus généralement « la vie et les œuvres des uns et des autres », les sujets à la mode ou gravement présents …

 

Eh bien, une fois de plus, oui les absents ont eu tort car cette convivialité reste indispensable dans toute société ou communauté et tout doit et devra être fait pour retrouver la volonté de placer le mot Fraternité au fronton de l’école de Nahon.

Heureusement, la saison des galettes et des crêpes nous donnera la possibilité de l’exprimer encore.

 

Jacques Cardinal.